On nous dit que le père noël existe, on nous dit que les dents sont ramassées par
des souris, que les chocolats à Paques sont distribués par des cloches magiques...
On regarde des dessins animés toute notre enfance, des histoires de princes et de princesses, sans jamais nous avertir, nous expliquer que ce n'est pas la réalité.
On nous laisse lire des contes et des histoires merveilleuses. On nous laisse vivre dans un monde de fiction et de rêves. A aucun moment on ne nous dit que plus tard on va en chier, à aucun
moment on ne coupe le dessin animé ou le livre d'images pour nous prévenir que ce ne sont que des histoires et que jamais, jamais plus tard les histoires ne se réalisent; que notre vie ne sera
qu'une autre histoire bien éloignée de toutes ces illusoires de vies et de vérités.
On grandit dans un monde de mensonges, on grandit dans l'immitation de ce qui constitue notre premier univers.
Puis, arrivés à un certain âge on accepte que la vie ne sera jamais comme on s'y attendait.
On grandit et on vieillit dans un monde de vérités qui sont désormais les notres. On s'y fait on s'y habitue en regrettant le tendre âge de l'innocence où l'on croyait tout ce qu'on lisait, tout
ce qu'on voyait, tout ce qu'on nous disait.
Mais à quoi bon parler de ça puisque de toute façon on est là, on n'a pas le choix et autant continuer de vivre dans un monde de mensonges plutot que de mourir bêtement en se mentant à soi même
en se disant que là-bas ça sera mieux. Comme on dit : on sait ce qu'on quitte on ne sait pas ce qu'on retrouve...
Je me suis rendu compte à quel point ce blog ne parle que de ... lui.
Je me suis rendu compte que je l'ai appelé ce voilier sans chercher à lui donner de nom réel. Ce voilier qui parcours les mers et les océans anonymement, sans que personne ne le voie.
Je ne sais même pas conduire un bateau... Je ne sais rien de ce monde de navigation et il n'y a rien d'original à aimer la mer.
N'est-ce pas?
Il n'y a rien d'original à dire que l'on aime l'eau, que l'on aime les couchers de soleil au dessus de l'océan...
Pourtant on ne peut pas l'expliquer. Regarder l'horizon bleu est une sensation tout à fait unique.
C'est comme si je me retrouvais, c'est comme si plus rien d'autre n'existait.
Et comme l'amour ne va pas sans haine et que la vie n'est qu'un paradoxe géant, l'eau tue ceux qu'elle garde en vie.
La mer est aussi attirante qu'effrayante, aussi aimante que violente.
Voilà, ce n'est pas nouveau et ce n'est pas très original mais j'aime l'eau, j'aime la mer et les océans.
Je me rends compte que j'ai passé ma vie à l'attendre, pendant bien des mois et je me rends compte que ce blog ne doit pas être très intéressant, en fait. Il y a même des passages entiers que je
supprimerais bien...
Mais bon... ça fait partie de moi (ahahah).
Je me sens ridicule en fait. Je trouve la vie ridicule, l'amour idiot.
Je trouve nos existences absurdes.
Il y a beaucoup, beaucoup de choses qui n'ont aucun sens, qui sont fausses et remplies de vide à éclater.
Il ya beaucoup de choses autour, partout autour que je trouve repoussantes et sans intérêt. Des personnes, des idées, des sociétés, des valeurs.
En fait il n'y a plus vraiment de valeur.
On passe pour un crétin si on parle de sauver la planète, on passe pour un révolutionnaire plein d'illusions futiles, dépasées et infondées si on parle de redistribuer les richesses.
Je ne sais plus si j'ai envie de parler de ça à quiconque. Mais je sais que je ne renoncerai pas et s'il y a un jour une révolution à faire, je la ferai, même si elle échoue, tombe dans le
néant... Même si le peu d'humanité qui reste aux Hommes, le peu de civilité et de respect qu'il reste sur cette planète, même si tout ça disparait et que l'on sombre dans une pale copie du
"meilleur des mondes" en pire...
Quelles sombres pensées. Et dire que j'étais venue pour parler d'autre chose que de lui et de mon obsédante passion pour les voiliers.
En fait je voulais parler de ce drôle de lien qui me rattache à Charlène si je puis me permettre de la nommer.
Hier soir ça n'était pas la joie pour elle, mais je n'en savais rien, au contraire je pensais qu'elle avait passé un super après-midi. Bref je ne savais PAS que notre lien était en pleine
action.
Pour ma part ça n'allait pas, mais sans aucune raison. Une sorte de désintérêt de toute activité. Envie de ne rien faire à part pleurer comme une idiote sur le vide sidéral et l'absurdité de mon
existence. Ou de frapper tout ce qui ce serait trouvé sur mon passage. Ou encore de sortir dans le noir et le froid, sur la colline, sans prévenir personne, sans m'habiller chaudement comme la
morale le recommande en cas de froid, sans rien emmener. Et cette dernière idée était encore la meilleure...
Je m'ennuyais, tournais en rond dans ma chambre tel le lion en cage. J'avais l'impression que quelque chose avait niché dans mon ventre, dans mes poumons, dans mon coeur, bref partout à
l'intérieur de moi et que ce quelque chose menaçait d'exploser. Sauf que je ne savais pas d'où venait ce malaise. Il est venu d'un coup... sans raison.
En fait Charlène a passé une soirée pourrie, dont je taierai les raisons, mais une soirée pourrie.
Et je crois que c'est son mal-être qui m'a atteinte.
Bizarre.
Fou?
Peut être mais on s'en fout, nous on y croit.
Et puis son histoire qui vient de finir, qui n'avait pas vraiment commencé et qui nous rappelle tant celle qui pour moi, exactement de la même manière, n'avait pas vraiment commencé et
qui s'est terminée dans un flot de larmes inutiles.
Que de bons souvenirs......
Mais qui sait... Toutes ces aventures nous conduiront peut être vers de belles choses, bien plus belles que celles qu'ont les autres en ce moment.
De toute façon, ce qui compte c'est qu'on reste ensemble.
L'amtié, y'a que çade vrai! Pourvu que je ne change jamais, jamais d'avis.
Et puis d'abord Indochine ils vont sortir un nouvel album. C'est bien un peu le
signe que les choses gardent un semblant de logique. On suit un fil conducteur, non?