Il ya toutes ces
choses. Toutes ces choses qu'on fait sans s'en apercevoir vraiment.
Toutes ces choses auxquelles on
croit bêtement. Et pourquoi on y croit
?
Parce qu'on a envie d'y croire. On se dit que peut être c'est vrai, peut être ça marche...
Ces espèces de
signes...
Quand il est 10h10 ou 22h22, quand il y a un avion dans le ciel qui laisse des grandes trainées blanches derrière son passage, quand on a le fermoire de son collier dans le cou devant, quand
on dit la même chose en même temps que quelqu'un ou quand justement on pense à une personne et qu'elle appelle... Ou ce réflexe stupide avec la queue des pommes qui donne une lettre soi-disant
significative...
Pourquoi est-ce qu'on lit les
horoscopes chaque fois qu'on tombe dessus, qu'on sourit comme un idiot quand ça
dit quelque chose de vrai, qu'on déclare "de toute façon ça marche pas ces conneries" quand ça nous prévoit une semaine pas terrible et qu'on est comme tout joyeux quand ça nous prédit qu'on va
rencontrer l'amour
?
Enfin quoi c'est débile de retourner le pain quand il à
l'envers, c'est juste pas beau et voilà...
Et puis c'est bien plus dangereux de marcher à moitié sur la route, pour éviter de passer sous un échafaudage, que de passer dessous mais marcher sur le trottoir.
Mais bon on décroise quand même les couteaux et puis ça fait un tout petit peu flipper de croiser un chat noir la nuit dans la rue.
Toutes ces
choses bêtes...
Demander comment ça va quand on croise quelqu'un et lui répondre "ça va" quand il nous pose la question alors qu'au fond on a envie de dire "
non ça va pas du
tout" mais on sait très bien que l'autre n'en a rien à faire, et puis c'est
l'habitude.
Dire c'est moi quand on appelle quelqu'un; de toute façon le nom s'affiche sur les portables et puis si le nom ne s'affiche pas comment l'autre est censé deviner qui c'est "moi"?
Eviter de marcher sur les jointures entre les dalles dans la rue. Mais plutot marcher sur les feuilles mortes qui croustillent sous nos pas. Ranger les livres dans l'ordre décroissant, de gauche à
droite...
Dire merci à une voiture qui nous laisse passer alors que le conducteur ne t'entend pas (en plus le bonhomme était vert, on passe pour un con).
Bien presser l'éponge pour qu'il ne reste plus de mousse dedans. Ca marche aussi pour les guants de toilettes.
Et tous ces trucs
énervants...
Faire tomber les pâtes ou le riz dans l'évier quand on les égoute.
Enlever la moitié de la chaire quand on épluche une poire.
Essayer d'enfiler son peignoir en sortant de la douche et se rendre compte qu'on a laissé les manches à l'envers la dernière fois.
Ouvrir le placard de la poubelle et jeter son pot de yaourt dans le vide parce qu'en fait elle est sortie, la poubelle, elle est juste là, sous nos yeux...
S'évertuer à vouloir allumer l'ordinateur, la télé, la radio alors qu'il y a une coupure de courant.
Faire la vaisselle et avoir les manches trempées parce qu'on a pas voulu les remonter plus haut.
Insister à boire du thé alors qu'il fume et se brûler...
normal.
Il y a tellement de moment où on se sent
con. Où on a
oublié de faire quelque chose.
Où on n'a pas
envie...
Je ne peux pas dire, par exemple, pourquoi je ne vais pas lui parler. Ou à l'autre : pourquoi je ne lui dis pas tout, alors que j'y pense sans arrêt, alors que j'en crève d'envie.
Et l'un comme l'autre si ça se trouve ça pourrait me rendre heureuse de me lacher un peu. Mais le risque d'être malheureuse pèse, alors je ne fais rien. On devrait s'en moquer; on devrait se dire
que s'il y a une chance d'être
heureux il faut sauter sur l'occasion et ignorer le risque d'être
malheureux.
Et toutes ces fois où on ne dit pas ce qu'on pense quand quelqu'un nous déçoit ou nous fait du mal, plutot que de garder tout ça en dedans et de ruminer dans son coin en se disant que les autres
sont tous des cons on devrait
communiquer. Dire ce qu'on a sur le coeur, ne pas avoir de tabou, ne pas avoir peur, parce qu'on vaut tous
quelque chiose, y'a pas de supériorité, personne n'est moche c'est juste des
idées que la société se fait.
A moins que ce soit vraiment
injuste et qu'il y est des beaux des laids, des intelligents, des débiles. Et il y aurait aussi ceux qui seraient
beaux ET intelligents et ceux qui seraient moches ET débiles.
Mais enfin il peut aussi y avoir des beaux intelligents MAIS cons et des moches débiles MAIS super sympas.
Sauf que la gentillesse c'est pas tellement fashion de nos jours. En fait l'intelligence non plus.
Les intelligents tendance, c'est ceux qui vont finir avocats ou ingénieurs ou cadres ou médecins et qui vont faire chier le reste de la population parce qu'ils seront soi disant plus
intelligents, alors que c'est totalement
faux. C'est juste qu'il y a plusieurs sortes d'intelligences. Et je ne vois pas où est l'intelligence
quand on passe dix ans de sa vie à apprendre bêtement des choses par coeur, des choses qu'on ne comprend pas forcément mais puisque c'est ce qu'ils disent...
Et ces gens méprisent ceux qui n'ont pas appris par coeur des choses abstraites et qui
FONT des choses concrètes, soi disant faciles.
On va se dire que si les gens "intelligents" méprisent les gens qui
FONT c'est juste qu'ils sont jaloux ou alors tout simplement ignorant de la difficulté de
FAIRE.
Dans tout ça il n'y a pas d'intelligents ni d'ignorants, il ya juste des personnes qui savent comprendre les autres et reconnaitre leurs qualités et d'autres qui se bornent à croire qu'ils sont
supérieurs.
Enfin je m'égare. Peut être qu'il n'y a pas d'intelligence mais des beautés il y en a ou pas?
On dit chacun ses goûts... C'est tellement
compliqué.
Il y a des personnes qui font l'unanimité. Quand elles ne le savent pas encore, ça va. Quand elles commencent à en être conscientes ça dégénère et souvent c'est trop tard.
C'est pour ça que souvent les gens beaux sont prétentieux. Ils le savent et ils pensent que du fait de leur beauté ils méritent d'autre personnes jugées belles. Qu'ils méritent "mieux", toujours
mieux.
Finalement ils se retrouvent tous seuls parce que leur course au "mieux" ne s'arrête jamais.
Et puis il y a d'autres personnes qui sont bien
pires.
Celles qui n'ont rien de particulier au premier abord, mais qui, par une équation chimiquo-physiquo-bizarre en imposent et sont déclarées belles; c'est ces petites garces de l'école primaire qui
avaient les cheveux les plus longs et déjà une grande gueule, ces petits monstres qui courraient plus vite que les autres et avaient déjà une grande gueule; ces pimbêches du collège qui avaient
déjà des petits copains et qui savaient comment embrasser, ces petits prétentieux qui avaient une horde de fans, déclarées ou non, à leurs pieds.
Ces filles gâtées du lycée qui se bourrent la gueule pendant les soirées et qui partent après avec des fils à papa bourrés eux aussi, dans des pièces sombres pour faire ce que tout le monde connaît
-plus ou moisn tard et à dfférentes échelles-. Bref on ne sait pas ce qu'ils ont ces gens là. C'est les "populaires", tout le monde connait leur nom, tout le monde suit leurs faits et gestes comme
si ça avait quelque chose d'
intéressant.
Je pense qu'ils ne se reconnaissent pas.
Je ne sais pas ce qui fait que certains sont adulés, admirés alors qu'ils n'ont aucune qualité, rien à apprécier en eux. Le revers de ces gens là n'a rien de reluisant, contrairement à ce que
laisse paraître une facade fluo et pailletée. Ils sont creux et vides, froids et
désertiques.
Paraître, ça c'est leur mot clef;
apparaître, se montrer, voir et être vu, surtout. Non pas être mais "parêtre".
A côté de ça, il ya ceux qui n'ont pas eu la chance de naître dans une famille riche, avec des parents avocats.
Putain que c'est horrible à dire mais c'est comme ça... Le fric dirige notre société. Et je ne vais pas cracher dans la soupe on est
tous
pareil. Ou presque.
Il y a si peu de personnes que j'admire vraiment et à qui je ne peux rien reprocher. Si peu.
Moi la première je me reproche de parler, de parler et de n'avoir aucune volonté. Je suis fainéante, je fais un complexe de supériorité...
C'est triste à dire mais la société part en vrille... Et je finis par me demander si tou ça n'est pas qu'une immense
blague, un superbe
cannular. Hé! si ça se trouve on n'existe pas! C'était pour
rire. Et l'univers, le monde, le big bang, les arbres, les étoiles et l'océan, tout
ça c'est du flan. Et nous on est
rien!!!
Le monde part en vrille c'est ce que je me dis tous les jours.
Mais il y a quand même de
chouettes choses à voir et à vivre...
Enfin puisque je suis égocentrique je vais me mettre à parler de moi.
Pourquoi je ne suis pas
normale? Pourquoi je ne peux avoir une vie comme les
autres
?
Des parents comme j'aimerais qu'ils soient, un cerveau comme je rêve qu'il soit, un corps comme tous les hommes rêvent de voir entre leurs bras, un caractère normal, et pas
bizarre comme j'ai...
Par exemple là. Toutes ces conneries que je raconte depuis tout à l'heure.
Pourquoi il faut que je les pense
?
Enfin c'est vrai quoi. J'ai écris "si ça se trouve on n'existe pas". Je l'ai
pensé!!!
D'où me viennent ces idées grotesques...
QUI je me demande bien
qui d'autre à part moi se pose des questions pareilles.
Pitié ne me répondez pas, je ne veux pas le savoir.
Si je rencontrais un autre allumé dans mon genre, je le détesterais.
Parce que je déteste ce qui me ressemble. J'aime ceux qui sont mon contraire; pour ça que ça n'a pas marché avec... enfin la dernière fois quoi.
Bref. Pourquoi je ne suis pas normale... Qu'est-ce qui est normal après tout
? J'en sais rien et puis c'est stupide comme question, il
n'y a rien de normal rien d'
anormal c'est juste que... tout est différent et voilà.
Pourquoi je ne suis pas comme je
voudrais être alors
?
Cette fille qui est un peu moi mais en vraiment différente quand même. Il y a tellement de choses que je voudrais pouvoir
changer chez
moi...
Déjà ma famille
! Enfin c'est fou ça de vouloir changer de famille. Peut être que j'arrive à
saturation de
la famille et que de vivre dans un appart minus l'an procahain me fera du bien. Peu être que je suis trop vieille pour supporter les parents les frères et soeurs encore longtemps... Je ne sais
pas.
Mais enfin voilà je ne me sens pas comprise, pas vue comme je suis vraiment, ou plutot comme je sens que je suis vraiment. Et ça c'est aussi le cas au lycée mais enfin c'est une autre
histoire.
J'aurais voulu être une gamine mignone que les parents montrent avec
fierté, qui fait de la danse, qui veut être une princesse, enfin
ces trucs
niais quoi. Quand ma mère parle de moi elle n'en parle pas comme la mère de Charlène qui parle de se fille par exemple.
Charlène est fille unique il faut dire, ça change pas mal de choses. Moi on avait déjà vécu avant que j'arrive, on savait ce que c'était qu'une
file.
Et puis c'est comme mon père ça; j'ai l'impression qu'il ne peut pas sentir les filles justement. Qu'il me trouve nunuche, stupide,
fille quoi... J'aurais bien voul qu'il soit comme les
autres père à me considérer comme une
princesse, à m'interdire de fréquenter des garçons, à être jaloux de mon copain (bon d'accord c'est vrai
qu'un jour il m'a dit que celui que j'avais ne me méritais pas; sauf qu'il m'avait largué l'autre enfin bon); j'aimerais qu'il soit fier et je n'en ai pas l'impression.
Ma mère... elle est persuadée d'avoir raison et moi aussi alors ça fait des confrontations. Elle pense que comme elle elle a vécu comme un recluse toute seule dans son coin sans fréquenter les mecs
etc pendant un moment, ses filles doivent vivre la
même chose. Quand j'allais mal et qu'elle le répétait sans arrêt "mais moi aussi, mais moi
aussi qu'est-ce que tu crois" ça n'était pas les bons mots. Il aurait fallu dire "mais non tu es la plus merveilleuse et ça va changer, plus vite que tu ne crois" et surtout éviter de me
prévoir la même destinée qu'elle parce que résultat, je veux EXACTEMENT le contraire de sa vie. Ou presque.
Faites que je ne dis jamais à ma fille "mais moi aussi, mais moi aussi"...
Pitié.
Ma fille je voudrais que tout le monde dise "oh qu'elle est jolie", qu'elle ait des cheveux bouclés comme son
papa, qu'elle soit blonde comme
sa maman, qu'elle veuille être danseuse étoile ou princesse de dessin animé; je veux qu'elle vive tout ce que je n'ai pas vécu, qu'elle puisse
voyager et vivre des choses merveilleuses depuis son plus jeune âge. Je l'emmenerai à la montagne et à la mer, je l'emmenerai en voyage, dans le nature,
dans les plus grandes villes du monde, faire du shopping... Qu'est-ce que je l'aimerai. Je veux qu'elle sache tout ce qu'il faut
savoir,
qu'elle puisse aller dans des grandes écoles si c'est ce qu'elle veut ou qu'elle soit caissière si c'est ce qu'elle veut. Je veux qu'elle soit
heureuse. Je ne veut pas qu'elle se sente frustrée, je ne veux pas qu'elle soit pourrie gâtée non plus, et qu'elle ait des valeurs que je pense
fondamentales. Je ne sais pas si... c'est compliqué en fait; ça doit être dur de faire la part des choses. Parce qu'on veut que nos enfants
soient heureux et aient tout ce qu'ils veulent et en même temps qu'ils soient conscients de la dur réalité et du fait qu'on n'a rien sans rien; je ne veux qu'elle soit chochotte parce que ça
m'exaspère, les filles qui ne sont jamais sorties de leur cocon. Ca
m'énerve parce que je ne suis pas comme ça, que j'ai été endurcie et qu'on
m'a habituée à ...
m'habituer.
C'est
compliqué en fait.
Et puis si ça se trouve je n'aurai même pas de fille. Ou pire, pas d'enfant.
Parce que je suis trop
bizarre. Ca ne suffit pas d'être blonde aux yeux bleux.
Moi j'ai un nez bossu, un gros squelette comme dit ma mère, ce qui veut dire des mains larges des chevilles larges. Et puis j'ai le menton fuyant, des bourrelets aux genoux, des grosses
fesses...
Et je suis
bizarre quoi.
J'ai des gestes brusques, un caractère bien trempé comme ma dit ma mère (encore...) mais il parait que ce n'est pas forcément un
défaut... Je suis trop sensible, et il y a des périodes où je
pleure pour rien, si on me demande si ça ne va pas je dis que si et si on me demande pourquoi je pleure et je dis que je ne sais pas. C'est comme
ça.
Je suis
brutale aussi. Il faut voir comme je tape sur le clavier; super vite... Charlène a des gestes éléguants, aériens, lents... Si vous
saviez ce que ça peut m'énerver parfois. Et puis le fait qu'elle soit toujours
calme et mignonne et organisée... Et sa mère... Elle est géniale
sa mère, toujours à la sortie du lycée pour venir la chercher : il ne faudrait pas que
Charlène attende son bus qui ne l'a pas prise un jour
parce qu'il y avait trop de monde, alors elle part du principe qu'une fois est coutûme et elle demande à sa mère de venir la chercher. Elle a de la chance Charlène et elle ne s'en rend
pas compte. Et puis cette manie de dire "
moi et Pierre" (ou n'importe qui d'autre à la place de
Pierre), je suis désolée mais ça me
choque, on m'a toujours appris à dire "Pierre et moi". C'est comme quand elle ramène le sujet à elle... Pas
de manière prétentieuse, mas de manière naturelle. Vous savez quoi
? C'est
pire. Elle
ne s'en rend même pas compte. Et je ne peux pas lui repprocher.
Et puis sa vie... Tellement
simple. Charlène est éléguante, calme, grande et mince, tout est organisé chez elle. Tout est propre. Tout est
doux comme dans un
cocon. Elle n'est pas sortie de son cocon. Elle a quinze de moyenne, elle fait de la danse, n'a jamais eu d'échec. Et quand quelque chose ne se passe pas comme
elle l'avait prévu et voulu, elle "déprime", sa vie est horrible... Elle est trop habituée à ce que tout aille bien, dans le meilleur des monde, avec une petite famille qui la regarde, à être au
centre de toutes les attentions. Quand elle va vraiment devoir se retrouver toute
seule
ça va être dur. Quand elle va louper quelque chose ça va être
dur.
Moi je sais. Que la vie c'est pas tous les jours facile et qu'il faut se
débrouiller tout seul. Je me fais engueuler parfois. Elle, elle me
fait rire quand elle dit que ses parents l'ont engueulée... J'aimerais bien qu'elle vive chez moi pendant un an, qu'elle est vécu chez nous pendant un an.
Et puis malgré tout je me dis que je suis mieux lotie qu'elle parce que je sais
faire des choses; elle me le dit souvent; que je sais
cuisiner, jouer de la guitare, que j'ai la fibre artistique, que j'ai des choses dans la tête, ce qui me permet d'avoir des choses à dire en philo ou en français (quand on en faisait encore),
qu'elle il lui faut son cours; c'est tellement vrai! Elle est comme les avocats et les ingénieurs, il faut qu'elle
apprenne. Moi j'ai beaucoup
lu, beaucoup dessiné; du coup je sais des choses qu'on ne pas dit en cours. Elle s'en rend compte, et moi je suis contente de ça; je m'aperçois qu'elle n'a que très peu d'imagination.
Il y a d'autres choses parfois aussi qui
m'agacent chez elle. Qu'elle fasses les choses quand ça l'arrange, et pas forcément quand ça arrange
les autres. Qu'elle ne m'écoute que d'une oreille, de temps en temps, qu'elle me coupe quand je parle; parfois j'ai l'impression de parler dans le vide tellement ce que je dis à l'air de ne pas
être reçu cinq sur cinq; des choses qu'elle ne doit pas comprendre vraiment.
Je suis
ingrate. De dire toute ces horreurs, qu'est-ce que ça peut être méchant.
Mais enfin ça fait du bien de les dire.
J'ai souvent le besoin de me
vider la tête. Le problème qui peut malgré tout survenir, c'est que plus j'en dis plus j'en ai à dire. Et je me
trouve tellement méchante. En même temps ce sont des choses que je
pense. Je ne sais pas pourquoi j'ai besoin de critiquer comme ça.
En fait j'ai besoin de me sentir
supérieure, de m'envoyer des roses, et de me prouver que je ne suis pas moins bien que les autres, que j'ai
des qualités comme tout le monde, parce que ça ne me saute pas aux yeux,
malheureusement... Je me sens si nulle parfois... J'aurais besoin
d'être en haut de l'affiche, de me démarquer, d'être sous les projecteurs et au centre de tous les regards... C'est mon côyé complexe de supériorité qui ressort. Avec un peu de complexe
d'infériorité derrière. Les deux mélangés.
Comme ma peur et mon adoration de l'
eau. Les deux en même temps.
J'aurais besoin de quelqu'un comme Lui pour me sentir bien; parce que c'est quelqu'un qui ne choisit pas au hasard. Je me sentirais importante parce que les autres me regarderaient et se diraient
"
elle? Avec
Lui?". Je me sentirais
forte.
C'est fou que j'aie besoin de ça pour vivre et me sentir
bien.
C'est quand même un drôle de truc la vie... Tout ça. Toutes
ces
choses...