[en continuité de l'article précédant]
En conituité tout court en fait. Tout ça n'est qu'une continuité sans fin, en tout cas sans fin pour le moment.
Quelque chose vient de se finir, quelque chose va commencer, nous ne sommes là que dans la période transitoire où tout n'est que remous, flou,
brouillard et ... difficultés. Encore que les difficultés se surmontent plutot facilement jusqu'à maintenant. Reste à attendre la semaine prochaine qui risque d'être un peu plus éprouvante que
celle-ci.
Qu'est-ce qui est fini? Trois ans. Ou plutot sept ans de longues et fastidieuses études, de longues heures assises sur des chaises, à
écouter attentivement, à écrire docilement, apprendre gentiment. De longues semaines, toujours les mêmes, des semaines d'emploi du temps identique avec des visages identiques, des cours (quasi)
identiques, des profs qui se suivent mais ne se ressemblent pas forcément. Des mois d'insoutenables heures de cours, des mois de maths, de physique (bien que depuis deux ans on ne m'en
ait plus touché mot), des mois d'EPS, de français, d'SVT, d'anglais, d'espagnol et d'histoire géo... Bref des mois de collège et de lycée qui n'en finissaient plus de se suivre, de se ressembler, de
s'accumuler, de déborder... Quatre ans de collège qui finalement n'étaient pas les plus belles années de
nos vies. Qu'est-ce qu'on a fait au collège? On a appris nos leçon, on a fait ce que nous disaient nos profs, on a écouté tout ce qu'on nous disait; on a fait les pantins. Certains ne sont pas allés plus loin, certains ont été l'aboutissement des efforts des profs et sont devenus les élèves modèles dont rêve la société, d'autres
n'ont pas appréciés et ont commencé à se rebeller. On ne peut pourtant pas toujours faire ce que nous dicte notre instinct de jeune rebelle, on ne peut pas faire grand chose à part
entrer dans le moule quand on est au collège.
[le cerisier a pris de l'ampleur, les cerises sont encore dures et orange, mais bientôt tout ça explosera dans un tourbillon de couleurs et de saveures; l'herbe n'a
pas été tondue]
On entre dans le moule et on est de mauvaise humeur, c'est tout. On n'a rien à dire, on a honte de nos parents, on veut être comme tout le monde, on veut être
à la mode, on ne doit surtout pas se démarquer, on doit faire bonne impression; en gros on doit paraître. C'est les années collèges. On se rebelle contre tout
et n'importe quoi, tout ce qui "craint" tout ce qui est démodé, tout ce qui "ne le fait pas". On est très con, on répond mal, on crie, on se moque, on fait le gros dur, mais au final c'est pour
cacher tout le reste, le fait qu'on a peu de dormir seul chez soi, qu'on a encore un doudou, qu'on aime de la musique qui "craint" et puis tout ce qui fait
qu'on est si mal, ces transformations qu'on ne voyait pas jusqu'à ce qu'un jour elles deviennent indéniables et qu'on ne puisse rien faire pour les arrêter. Des choses qu'on voit, et d'aatres
encore plus importantes qu'on ne voit pas. C'est pendant ces quatre années qu'on se construit, et parfois la construction est un peu longue à se mettre en
place, les bases ne sont pas posées quand on arrive au lycée. Certains y arrivent vite et bien, d'autres mettent du temps et tout ce qui est en rapport avec eux reste étranger.
Quand est-ce qu'on sait que l'on s'est trouvé?
Comment on fait pour être juste bien avec soi même?
Comment on fait pour s'accepter, pour s'aimer, pour aimer les autres?
Je ne peux pas aimer les autres, je ne peux pas les comprendre, parce que je ne me comprend pas, je ne m'aime pas. Je suis encore étrangère à moi-même, je suis encore bipolaire, séparée,
différente, je suis multiple et imprévisible, en équilibre sur le bord d'uen fenêtre.
Pourtant toutes ces années m'ont permis de dessiner quelques esquisses de ce que je suis. Pas en sixième, ni en cinquième je pense. A partir de la
quatrième tout a commencé.
Ca a commencé avec Fanny, cette fille se belle, si "intelligente"; le genre de fille qui a toujours un amas de garçon à ses pieds, le genre de fille qui, au
collège, se fait aimer comme elle se fait détester; le genre de fille avec qui il ne faut surtout pas être amie. Et bien sûr j'ai été amie avec elle. Je crois que c'est là qu'a
commencé mon complexe d'infériorité; avant ce n'en était pas encore un, j'imagine que c'était juste... pas grand chose de concret. Juste je me rendait compte
que je n'était pas la fille après qui les garçons courent, et ça d'où ça vient, personne ne le sait. De notre éducation san doute, de la manière dont nos parents nous ont éduqués, montré ce qu'on
était, adulés ou méprisés, bref de notre enfance et de toutes ces choses contre lesquelles on ne peut rien, de toutes ces choses qui ne changeront
jamais et avec lesquelles il faudra vivre toute sa vie, parce que c'est trop tard pour faire quoi que ce soit.
Bref, tout a commencé là je crois. Peut être avant mais ça n'a pas d'importance. Arrivés en qatrième on a pour la plupart subit les transformations qui s'imposent et on est bien conscient de ce
qui nous attend, on sait qu'on n'est plus des gamins même si on aimerait bien en être encore. Enfin en gros en quatrième on est en plein dans l'âge con, l'âge
ingrat et tout les autres adjectifs que l'on voudra. Et moi j'étais copine avec le fille la plus belle du collège. Grossière erreur. Mais on ne peut rien faire contre le passé
alors passons.
Année de rien du tout si ce n'est que les notes excellentes de ma toute nouvelle copine m'on motivée et je n'ai jamais eu d'aussi bons résultats que cette année là. Année du moule, des
préjugés, des "ça crainnnnnt" et des gossips of course. L'âge bête, c'est bien ce que je disais. Aucune originalité, aucune personalité, mais je
crois que l'originalité et la personalité ne se font pas sans ce passage obligé au moule et aux convenances. En tout cas pour une partie des gens. Un bémol cependan, dans tout ce rien du
tout : le voyage en Angleterre, avec Justine une amie de Fanny et amie de moi-même par la mêle occasion, et Audrey,
rencontrée en cinquième, une fille simple et super sympa; de bons souvenirs et pas mal de délires (ou comment se débrouillent trois blondes de treize ans dans
une famille anglaise). Sinon le reste n'a pas grande importance
Alors passons aux choses plus intéressantes : la troisième. Là ça commence à devenir drôle, parce qu'arrivée en troisième je n'étais plus
dans la même classe que la fille parfaite et bien qu'au début j'en ai été très affectée (enfin pour mon cerveau enfermé dans son moule collégien en tous cas) j'en remercie aujourd'hui le
principal qui était alors au pouvoir. Parce que ça m'a permis de rencontrer des fllles plutôt cool, mais aussi et surtout de sortir mon cerveau de son
moule.
La troisième c'est la dernière année au collège, et pour moi ça voulait dire "bientôt la liberté" (douces illusions de celui qui ne supporte plus le présent et se projette naïvement dans un futur qu'il se figure comme l'El Dorado). La troisième restera quand même comme l'année la plus cool du collège. Changement radical de comportement et
d'idéologie, en quatrième le Dieu "Ca crainnnntiste" était sur tous les fronts, en troisième c'est l'attitude "fuck-the-world" qui était à l'honneur et notre
Dieu (quand je dis nous j'entend les 3MA, Marielle, Marine, Manon) c'était Nicolas Sirkis, avec ses apotres Boris, Oli, Mr Shoes et Mr Eliard, le
Paradize d'Indochine... Une année entière à fantasmer sur des messieurs de plus de trente ans, mais aussi sur leurs mini clones du collège à savoir
des jumeaux fans d'Indochine comme nous. Que de souvenirs... Il y aurait tant à dire sur cette année que je ne sais pas par où commencer. Tant de rires, tant de larmes, de rêves, d'illusions, d'espérances, de promesses, d'amitié, de changements... Sans doute l'année la plus importante... ou peut être
l'une des plus importantes.
Il y avait Indochine, il y avait cette amitié si forte en laquelle on croyait toutes les trois, comme seules peuvent le faire des adolescentes de quinze ans. Il y avait ce groupe, cette musique,
ce rock qui nous a suivi encore un moment après, et qui nous restera toujours je pense, même si on aura un sourire un peu moqueur et nostalgique à la fois
chaque fois qu'on y repensera. Il y avait cette identification aux membres du groupe, Marine-Nicola, Marielle-Boris, Manon-Oli. Quand j'y
pense c'était si bien trouvé... Marine, peur de rien, fière, "leader", toujours en avant, toujours sûre d'elle (au moins en apparences), toujours la tête
haute et prête à se défendre; Marielle la folle, la délirante, toujours à faire des conneries, à rigoler, à parler en anglais, à inventer des nouveaux
délires; Manon qui ne parle pas trop, qui reste derrière, qui est mal dans sa peau et qui se la joue déprimée, toujours un peu en retrait, comme mal à l'aise,
et pourtant toujours proche de Marielle, mais de Marine aussi, toujours dans les délires, mais comme gênée d'y être.
C'était une si bonne année... Il y a eu le voyage au ski, le voyage en Espagne, l'acquisition d'une jolie guitare et des cours qui vont avec, les brevets blanc, le vrai brevet, les copains des autres, mon premier copain à moi (quelle erreur!!), les autres copines, l'heure de colle pour être restée
enfermées dans une cabine de toilettes, la bataile d'eau dans le hall, le mattage des "Fonts", les nombreuses lettres qu'on s'écrivait; le remontage de morale, les fous rires, les cours toutes
les trois ensemble (en SVT), le prof d'anglais qui détestait Marielle, le jour où elle avait craché son chewim gum sur Léonard, les délires en physique, les cours d'arts plastiques, les soirées
Indochine, les coupes de cheveux, les photos et les films... et tout ce que j'oublis.
C'était une bonne année, malgré mes rendez-vous chez la psychologue et les longs silences que j'y ai laissé, malgré mes trop nombreuses larmes le soir, malgré les engueulades avec Marine sur la fin , qui annonçaient si bien l'éloignement qui a suivi, malgré le mal être, qui de toute façon n'aura pas
disparu trois ans plus tard, malgré l'éloignement d'avec Lucie, qui lui, s'estompera trois ans plus tard à mon grand bonheur, parce qu'une amie comme elle on
n'en rencontre pas deux dans sa vie.
C'était uen année de je m'en foutisme, et mon cerveau était enfin sorti de ce moule, prêt pour la rentrée... au lycée.
Rentrée avec Marielle, avec le russe en option, la rentrée à Pontus; nouvelle ville, nouvelles têtes,
nouveau lycée, nouveaux profs, nouvelles matières, nouveau tout. La seconde, là encore, quelle année. Plus folle encore que la troisième
puisqu'on n'a pas le stress de l'exam à la fin de l'année et qu'en plus on est en vacances un mois plus tôt. La seconde, là encore une année de folie. Avec Marielle, un peu sans Marine...
Toujours Indochine, et comment parler de la seconde et d'Indochine sans parler DU concert. D'Indochine bien sûr, premier concert, premier vrai concert,
et quel concert...! Une journée merveilleuse, une soirée merveilleuse, des souvenirs extraordinaires. Comme seul peut en laisser un événement pareil.
La seconde... les nouvelles rencotnres, que des nouvelles rencontres puisqu'on ne connait personne. Une classe vraiment énorme; Gaëlle, Alice, Florence, Joseph, Camille, Malaurie, Myriam, Anouk et Anaïs, Marion... et tous les autres. Pontus, nouveau lieu de tous les souvenirs; lycée de bourges, lycée
d'élite, lycée d'intellos, lycée de dingues quoi. Le russe, nouvelle matière, nouvelle langue, nouvelles difficultés. Les maths avec la prof qui était stagiaires, le français et cette prof qui restera l'une des meilleure que j'ai eue, la physique et cette prof qu'on détestait mais qu'on imitera encore deux ans après en riant comme des
baleines. Les cours, les nouvelles libertés, les nouveaux garçons et par conséquent les nouvelles larmes, nouveau complexe d'infériorité, par rapport à
Marielle cette fois, bizarre comme je me rends inférieure à toutes mes amies. Le théatre, l'aïkido et la guitare toujours, les soirées Indochien
toujours, et surtout la soirée Haloween avec Bloody Mary et... la connaissance de deux jeunes hommes, Maxime et Etienne qui finiront par être nos copains à
Marine et moi. Par l'intermédiaire de Marine on connaître aussi Charles Elly qui sera la copain de Marielle, et quelle aventure cette relationn, quelle aventure. Deuxième copain, donc, et je
crois que si ça a foiré au bout d'un mois c'est un peu parce que j'étais trop prude, et pas assez sûre de moi, ça c'est clair. Mais enfin c'est la vie. Et
puis il y a les séparations, il y a les autres copains, il ya le couple qui dur (Marielle et C.E.), les premières fois (pour les autres... mais quelques unes
pour moi aussi, sans conséquence et sans importance mais ça compte quand même un peu), les soirées, toujours les rendez-vous chez la psychologue, la fin de l'année qui approche... et avec le
mois de juin le voyage en Angleterre, autre chose que celui de la quatrième. Encore un amas de bons souvenirs, de réels bons souvenirs... encore avec Audrey,
une fille renconrée en cinquième et qui restera une bonne amie encore longtemps, comme quoi il ne se passe pas rien en cinquième! La suite des aventures des blondes an Angleterre; elles sont
maintenant aux alentours de Liverpool, elles ne sont plus que deux, elles sont un peu meilleures en anglais, elles sont toujours aussi déjantées (photos et films à l'appui). Que du bonheur, et en plus ça m'a fait aimer l'anglais alors je n'ai qu'une chose à dire:
merci Clifta et Maurice Roberts!
Et puis la rentrée en première arrive à grands pas, et je passerai sur les conneries qui ont eu lieu entre temps (ce n'était qu'une manière d'exorciser mon complexe d'infériorité par rapport à Marielle et de combler le manque de patit ami que je ressentais, alors chut). Première rentrée sans Marielle depuis
deux ans. Pas facile mais elle va en L et moi en ES, et puis on se retrouvera en russe... pendant un trimestre seulement
mais c'est toujours ça. Alors la première... Année des nouveautés. Plus pour moi que pour les autres
cette fois, enfin je ne sais pas, mais en tout cas la première a été la meilleure année du lycée.
Parce qu'il y a eu de nouvelles rencontres encore; une en particulier, Charlène, une soeur de coeur unique. Jamais je ne me suis sentie aussi proche de
quelqu'un, aussi comprise. Et en deux ans va se créer un lien si fort, que je crois ne se brisera jamais. Nouvelles rencontres donc. Margaux, Marine (une
autre), Julia, Martin (par l'intermédiaire de Marielle), Maxime (par l'intermédiaire de Martin), tous les autres 1ère4 ES... tous les autres L de la classe de
Marielle et tous les autres S de la classe de Maxime. La suite on la connait. Je suis déjà revenue sur l'année de première quand elle s'est terminée. Comment pourrais-je oublier la rencontre de
Bruno? Comment ne pas dire que Maxime et moi ça a duré plus de 6 mois. Un premier amoureux ne s'oublit pas; et je ne
l'ai pas oublié. Jamais. Je n'oublierai jamais non plus Bruno, ni Charlène. Et je n'oublierai jamais le Mexique, premier grand voyage, lointain, long,
extraordinaire, bouleversant, métamorphosant. J'aime l'espagnol depuis. Et je sais encore plus qu'avant que j'aime les voyages et la photo.
Tous ces événements ont renforcé les fondations, une année sans rendez-vous chez la psycholoque, enfin... Malgré le mal être qui a refait surface par moment. Une année où on se sent aimée, c'est
merveilleux.
Il y a eu Jean-Charles pour Charlène, le nouvel an avec Margaux et Marine, la fête de la musique, le tour de France, yéyé, le
code, les heures de conduite, le carnaval avec Bruno et un autre Maxime à me draguer, la piscine avec Laura et Charlotte, la semaine
de stage, les soirées avec Maxime, les soirées avec Charlène et Margaux, ma lassitude pour Marielle, les cours, la guitare, l'aïkido, le théatre, avec Marielle cette fois, encore des souvenirs
merveilleux, les correspondants russes, l'arrêt du russe, la moyenne qui augmente, la découverte de l'SES, le bac de français et d'SVT... La rupture d'avec Maxime, la mort de Papy, Mystère, puis le Mexique, Chalon dans la rue, la baby sitting,
encore des heures de code, un rapprochement d'avec Bruno, inattendu, étrange... et une nouvelle rentrée.
Terminale. Il fait peur ce mot, il sonne comme une sentence.
[il est tard je devrais m'arrêter mais comment puis-je? Pas maintenant]
Terminale. Aurais-je assez de recul pour raconter? Serai-je assez objective, assez détendue et prête à raconter...
Je ne sais pas. Je ne saurais pas comment dire, comment trouver les mots, les bons mots, ceux qui seront justes et qui correspondront vraiment à la vérité.
C'était une année... en noir et blanc. Du bon, du très bon mais sur fond de mauvais, de trop mauvais.
Même classe. Pas de changement si ce n'est l'arrivée d'Emilie, qui vient du sud, ce qui n'est pas sans me rappeller Bruno, l'Homme du Sud, l'Homme
Idéal depuis que je sais qu'il veut vivre sur un bateau, depuis cette discution sur msn fin aout. Pas de nouvelles rencontres au début de cette année. La fin des (trop) nombreuses heures de
conduite; la liberté sur les routes (ou presque). Les cours... les notes encore un peu meilleures qu'avant. L'éloignement décevant de Maxime, les cours avec Charlène à mes côtés, Véronique qu'on
ne supporte plus; le rapprochement avec Laura. Mes sentiments contradictoires avec tout le monde. Les montagnes russes dans ma tête. Cette année plus de théâtre, plus d'aïkido et beaucoup moins de
guitare; plus d'heures de conduite, plus d'heures de code, plus de russe. Plus rien en fait, si ce n'est les cours. La routine, pesante. L'hypocrisie, la
lassitude envers tout le monde; heureusement Lucie avec qui tout va mieux. Marielle, Charlène, Laura que je ne supporte plus par moments. Mais quand même une
bonne amitié avec Charlène... Et puis des sorties.
La terminale c'est ça aussi. Soirée pizzeria et patinoire. Photos... Soirée pour les 100 jours du bac. Photos... Soirée
pour l'anniversaire de Charlotte. Photos... La majotité. Les premiers votes. Les sandwichs tomate-mozzarella avec
Charlène dans notre QG-le-parking-souterrain. Les cinés, les films chez elle ou chez moi. Des nouvelles de Bruno, étrange, très étrange
révélation. Très étranges sentiments. Très étrange relation. Une passion en fait, ca garçon. La semaine au ski, inoubliable: avoir dix-huit ans sur les pistes enneigées, le tennis avec Charlène, notre entretien pour le BTS tourisme
et notre accepatation, puis mon acceptation en MANAA, les réusnins entre filles avec Laura et Charlotte, les nombreux coups de téléphone, les longues
soirées SMS avec Bruno, l'envie de faire de l'art, les flash-back au Mexique elle et moi, les "Hein-hein", Denis, Simon, Arthur, les prépas, la psicine, les footings, la soirée Amérique Latine. Et puis la
rencontre de Quentin et Loïc, Camille et Natacha (Natacha qui n'est pas une rencontre puisque je la connaissais de
la quatrième; fille simple et super gentille, comme Audrey). Quelques nouvelles rencontres alors... de quoi je me plains? Je me plains du manque d'amour, du
manque de Maxime, du manque de Bruno, du manque de soleil, de rires, de culture, de vraies discutions, de beauté des
paysages, d'océan, de montagne, de nature, de silence et de calme, de regards l'un
dans l'autre aussi, du mal être qui revient, des larmes, du dégout de moi, encore là, plus que jamais là, du manque du Mexique, du besoin de
voyager, de rencontrer de nouvelles personnes radicalement différentes, du manque d'intérêt des personnes avec qui je suis; je me plains de leur puérilité, de leurs discutions qui ne sont pas
intéressantes, de leur comportement qui m'énerve, de mon sentiment de ne pas être à ma place, de mériter mieux que tout ça. Besoin du sud, besoin de Lui,
besoin de naviguer... création d'un blog... besoin de légereté mais pas de celle qu'ils ont eux. Besoin de cette idée que je me fais de Lui et de la vie que
je pourrais avoir si j'Y étais avec Lui. Illusions brisées. En fin d'année de première je rêvais de revivre la même chose que ce que je venais de vivre, parce
que je me rendais compte que c'était beau, parce que je me rendais compte que j'avais été heureuse que j'avais eu de la chance. Mais je ne savais pas encore
ce qui m'attendait, je croyais innocement que l'amour se retrouvait aussi facilement que ça, aussi facilement qu'avec Maxime. Je ne savais pas pour Bruno. C'est presque la seule chose de positive
dans l'année, cette révélation (même si j'ai du mal à y croire vraiment...). Bref je m'attendais à des merveilles, peut être même ai-je eu l'audace d'attendre
mieux encore... Et j'ai eu moins, alors j'ai été déçue. Jusqu'à la fin déçue, avec cet espoir qui a trainé toute l'année et qui s'est écrasé en mille morceaux
il y a quelques semaines. Tant pis pour moi, tant pis pour lui... Ce n'était pas l'année des amours, c'était l'année du boulot, et pour preuve j'ai eu la
meilleure moyenne de toutes les années au lycée... Et puis c'est l'année du bac, alors... Après tout on s'est quand même bien éclatés, tous ensemble,
petite bande de dingues, de tarés... J'en garderai de bons souvenirs, un peu brouillés par les larmes, un peu floutés par mon attitude de refus de
tout, mais je ne peux plus changer tout ça. Autant accepter que ça a été une année moyenen, longue et parfois désespérante, et envisager ce qui suit
avec plus de sourire...
Cette année à été l'année de la végétation, aucun changement j'ai l'impression. Pourtant j'essaie de me conaincre que les changements on bien eu lieu, mais
que je ne les vois pas, pas encore. Voilà pourquoi je ne voulais pas parler de cette année, ça me parait trop tôt (je n'ai même pas eu mon bac!). J'ai dû évoluer, j'ai dû changer, ce n'est pas possible autrement mais ce sont des changements si subtiles qu'ils ne se constatent pas comme ça.
Je crois avaoir plus que jamais besoin de cette nouvelle route qui se profile... J'ai quand même trouvé ce dans quoi je voulais continuer mes études, ce n'est pas rien... Alors je me lance,
les yeux grand ouverts... J'attends, j'espère et je crois en moi. Je fais confiance en l'avenir pour l'an prochain et la
suite...
J'ai peut d'espérer, de trop espérer, de laisser passer des choses, d'avoir laisser passer cette année...
J'ai peur mais il faut bien avancer alors avançons...